DU RÊVE AU CAUCHEMAR – Alors que sort mercredi au cinéma le film Les Tuche 2, la suite des aventures d’une famille ch’ti devenue richissime après avoir empoché le pactole au Loto, metronews retrace quelques histoires de grands gagnants pour qui les choses ont mal tourné.
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Si elles restent rares, les histoires de gagnants du Loto qui ont mal tourné occupent régulièrement les médias ou les tribunaux.
Si elles restent rares, les histoires de gagnants du Loto qui ont mal tourné occupent régulièrement les médias ou les tribunaux.
Illustration/AFP
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Non, l’entrée dans le monde des riches n’est pas si aisée. Ce constat, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot l’avaient dressé en 2010 dans leur livre « Les millionnaires de la chance », fruit d’une enquête de deux ans auprès d’une centaine de gagnants du Loto.
Ces heureux vainqueurs « sont désarmés par cet argent qui leur échoit subitement », nous expliquaient alors dans une interview les deux sociologues, soulignant que si « en général, les gagnants, même de milieu modeste, arrivent à maîtriser », quelques uns « n’ont pas su contrôler ce qui leur arrivait et ont fait des bêtises ». Si elles restent rares, les histoires de gagnants du loto qui ont mal tourné occupent en effet régulièrement les médias ou les tribunaux. Alors que sort mercredi au cinéma la comédie « Les Tuche 2 – Le rêve américain », la suite des aventures d’une famille modeste qui voit sa vie bouleversée après avoir gagné 100 millions d’euros au Loto, metronews vous en propose quelques unes.
► Direction la prison
Il détient toujours le record du plus gros gain encaissé en Gironde. Mais son magot doit être bien amputé aujourd’hui. En 2004, Pascal Brun, boucher à Bègles, avait quitté son travail après avoir touché, une semaine avant Noël, 26,2 millions d’euros à l’Euromillions. Flambeur et amateur de voitures italiennes, il s’est ensuite surtout illustré au rayon faits divers, son histoire devenant emblématique des déboires des anciens grands gagnants. En 2009 ainsi, il avait été condamné à trois mois de prison ferme après avoir été retrouvé au volant de sa Ferrari avec deux grammes d’alcool dans le sang (c’était un récidiviste), et avoir tenté de corrompre les policiers pour qu’ils passent l’éponge. La même année, ses proches avaient raconté au JDD que ce gagnant très médiatisé s’était fait cambrioler, « bousculer et insulter dans la rue », et qu’il s’était fait voler 20.000 euros par un artisan venu faire des travaux chez lui. Son frère, qu’il avait aidé à acheter un hôtel, a également dû se lancer dans une longue procédure contre sa banque, l’opération immobilière ayant tourné au fiasco.
► Menacés d’expulsion
En avril 2015, Jacques et Martine Riez expliquaient devant les caméras de France 3 Haute-Normandie « beaucoup regretter » d’avoir « touché au capital » et d’avoir aidé des proches, qui à présent leur tournaient le dos. Et pour cause. Gagnants de 10 millions de francs (1,5 millions d’euros) en 2000, le couple de cinquantenaires s’est retrouvé l’an dernier visé par une mesure d’expulsion du logement social de l’Eure qu’il occupait avec ses deux enfants depuis 2008. Après avoir en effet tout dilapidé en menant grand train, sans faire aucun placement, « lui est handicapé et touche 800 euros de la Cotorep, elle est chauffeur de car scolaire, avec un salaire 930 euros », assurait le reportage.
► Plumé à cause de mauvais placements
Dix ans plus tôt, il avait empoché 900.000 euros. En 2011, France Info nous racontait l’histoire de ce père de famille du Sud de la France, ruiné et même endetté de 600.000 euros à cause de placements hasardeux. Il s’était alors retourné contre la Société Générale, accusant la banque, qui l’avait elle-même assigné et avait hypothéqué sa maison, d’être responsable de ses mauvais choix et de sa déconfiture financière.
► Flambeur aux ailes brûlées
Quand elle évoque des histoires de gagnants du loto qui ont mal tourné, la presse britannique prend souvent l’exemple, édifiant, de Michael Carrol. En 2002, alors qu’il n’avait que 18 ans, ce jeune homme avait remporté 11 millions d’euros à la loterie nationale. En quelques années, il a tout dépensé en s’offrant une vie de rock-star, avec prostituées, alcool et drogue à gogo (ce qui lui a valu un passage par la case prison), investissant par exemple 1,1 million d’euros dans l’équipe de foot des Rangers de Glasgow ou organisant des courses de stock-car dans son jardin. En 2011, alors qu’il vivait désormais au jour le jour et exerçait à temps partiel le métier de peintre – il a ensuite trouvé un emploi d’ouvrier dans une biscuiterie -, il avait raconté au Sun avoir tenté de se suicider à deux reprises.
Gilles Daniel
source : www.metronews.fr




